La traite des personnes et l’exploitation : L’OIM renforce les capacités des différents acteurs impliqués en la matière à Kpalimé.

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@Togo24 – (Kpalimé, le 13 juin 2019) – Une trentaine magistrats, officiers de police judiciaires et parlementaires ont entamé le 11 juin 2019 à Kpalimé (environ 120 km au nord de Lomé), trois jours de formation sur la traite des personnes et l’exploitation des migrants, a constaté un journaliste de l’Agence de Presse Togo24.

Initiée par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Régional sur la Migration en Afrique, financé par le Département d’Etat du Gouvernement des Etats-Unis.

Elle vise à renforcer les capacités des magistrats, officiers de police judiciaires et parlementaires sur la traite des personnes et l’exploitation.
Cette activité donnera aux participants les instruments nécessaires pour comprendre et se mobiliser contre la traite des personnes et l’exploitation.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire technique du comité interministériel de l’orientation et de Suivi des Activités de Migration et Développement BABAKE Bawoumondom, en présence de Sapakou OUADJA (Assistant politique et économique à l’Ambassade des Etats-Unis au Togo) et de Marco PELLEGRIM (Chargé de projet à l’OIM).

Le Chargé de projet à l’OIM a souligné que la traite des personnes est un phénomène complexe et multisectoriel et pour cela, « il faut regrouper les acteurs gouvernementaux et de la société civile pour qu’ils puissent s’impliquer dans la lutte contre ce phénomène ».

« Les participants étant des acteurs de très hauts niveaux, des experts impliqués dans la poursuite de la lutte contre la traite des personnes, nous voulons juste leur rappeler certains points fondamentaux et certains concepts et nous voulons aussi solliciter leurs contributions, recueillir leurs idées et propositions pour mieux travailler ensemble sur ce phénomène », a précisé M. PELLEGRIM.

Au sortir de cette rencontre selon ce dernier, les participants vont continuer par faire leur travail et c’est déjà très important.
« Cet atelier regroupe les partenaires, les acteurs clés dans la poursuite dans la traite des enfants. Ce que nous leur demandons, c’est un petit effort additionnel pour encore améliorer dans ce sens, surtout en terme de coopération interne, le fonctionnement de leur travail au quotidien. Nous voulons aussi apporter notre contribution aux efforts que l’Etat togolais mène déjà dans la lutte contre la traite des personnes », a-t-il expliqué.

Pour M.BABAKE, cet atelier qui s’inscrit dans une série de sessions de renforcement des capacités nationales développés par l’OIM avec le gouvernement togolais, « vient à point nommé ».
« Les travaux de cette formation nous permettrons de nous imprégner davantage des concepts et des enjeux relatif au trafic et à la traite des migrants, d’améliorer nos connaissances sur le cadre juridique international et national de lutte contre ces faits et d’échanger sur les approches d’assistances psychologiques qui peuvent être apportées aux victimes en vue de leur rétablissement et de leur réinsertion sociale », a-t-il souligné.

« Ce cadre nous permettra également de partager nos expériences dans ces domaines et d’échanger sur les bonnes pratiques en vue de rendre plus efficace nos interventions à venir », a-t-il précisé.

Il a indiqué que le gouvernement togolais, qui accorde une attention particulière à la mise en œuvre du Pacte mondial sur les migrations sures, ordonnées, et régulières adopté en décembre 2018 à Marrakech au Maroc, ne peut que ‘’saluer et encourage’’, ce genre d’initiative qui selon lui, « renforce davantage la protection des migrants dans notre pays et au-delà ».

Il a par ailleurs exprimé la gratitude du gouvernement à l’OIM pour son appui multiforme, puis remercié l’Ambassade des Etats Unis au Togo, pour son engagement dans la lutte contre la traite des personnes au Togo et pour les rapports élaborés qui appellent à une prise de conscience par ce phénomène.

L’Assistant politique et économique à l’Ambassade des Etats-Unis au Togo, a de son côté invité tous les acteurs à une synergie d’action pour vaincre ce fléeau, afin que le Togo ne soit plus citer parmi les pays où la traite des personnes est encore criarde.

Les travaux de cette formation ont porté sur de certains axes et thèmes principaux tels que ‘’Introduction des concepts (traite des personnes, trafic illicite de migrants, exploitation)’’, ‘’ Cadre légal’’, ‘’Protection des victimes et témoins’’ et enfin ‘’Implication des différents acteurs dans la lutte contre la traite des personnes’’.

Soulignons que le Togo est l’un des cinq pays situés le long du corridor Abidjan-Lagos, intéressés par les mouvements de milliers d’enfants en quête d’opportunités d’éducation et d’emploi. Malheureusement, un nombre considérable de ces enfants tombent dans des dynamiques d’exploitation à fin de travail ou sexuelle.
Selon le Rapport 2018 sur la traite des personnes (JTIP), davantage de victimes de traite ont été identifiées au cours de la période considérée, y compris des adultes. Le Togo a été rétrogradé à la liste de surveillance de niveau 2 (Tier 2 Watch List), soulignant les défis auxquels le pays est confronté pour mettre en place des mécanismes institutionnels de lutte contre la traite de personnes.

 

 

Mensah ASSOGBAGUE
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