Sélection Des Modules D’ESC À Intégrer Dans Les Curricula De Formation : Des Cadres Du METIP En Conclave À Kpalimé

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@Togo24 – (Kpalimé, le 30 juillet 2019) – Des cadres du ministère de l’enseignement technique, de la formation et de l’insertion professionnelles composés  des membres du comité de pilotage Education Sexuelle Complète (ESC) , d’enseignants ressources d’histoire – géographie – d’éducation civique et morale ainsi que des inspecteurs de discipline connexe,  ont entamé ce lundi à Kpalimé (environ 120 km au nord de Lomé), un conclave  de cinq jours, en vue de sélectionner à partir des documents fondamentaux conçus pour l’ESC les modules pertinents pour la formation efficace des apprenants en matière de développement de compétences personnelles.

 Cet atelier fait suite à celui tenu les 11 et 12 juillet dernier à Lomé, sur la clarification du concept ESC, où les cadres du ministère ont adhéré au processus d’intégration des modules ESC dans les matières susceptibles de les accueillir.

 Le sous-secteur de l’Enseignement Technique, de la Formation et de l’insertion professionnelle du système éducatif togolais est confronté depuis quelques années aux problèmes de  grossesses précoces, des IST-VIH/Sida, des avortements.

Les partenaires techniques et financiers, conscients de ce phénomène ont jugé utile d’accompagner le gouvernement togolais pour endiguer ces phonèmes, en intégrant dans les curricula de formation, les modules sur l’éducation complète à la sexualité (ESC).

Initié par le ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation et de l’insertion professionnelle à travers la direction de l’enseignement secondaire technique, cet atelier vise également à présenter les documents existants qui peuvent servir de base à la sélection des modules  et de partager la vision éducative du département susceptible de justifier les choix de modules.

Il s’agit aussi de sélectionner les modules et leurs sous-composantes nécessaires à la formation en termes de programme et de proposer un planning de progression de ces modules sur l’ensemble du cursus de formation de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Pour  Mme ALABA Louise (Directrice de l’enseignement secondaire technique), cet atelier permettra aux participants de sélectionner les modules, parce que à chaque niveau d’enseignement, sera approprié un module donné.

« Pendant les cinq jours, les cadres, les inspecteurs et les enseignants vont alors identifier les modules appropriés qui seront intégrés à partir de la rentrée scolaire prochaine dans les curricula de formation de nos apprenants », a-t-elle souligné.

« A terme, nous entendons donc après la sélection de ces modules à intégrer, former les enseignants sur le terrain pour qu’à la rentrée, qu’ils puissent être à même de dispenser ces cours », a-t-elle précisé. « C’est un concept nouveau, et il faut des comportements nouveaux. Alors, cela induit la formation de ces enseignants qui seront au niveau des apprenants pour qu’ils puissent dispenser ces cours dans les cadres définis par le système éducatif », a expliqué Mme ALABA.

« Les apprenants seront désormais outillés pour comprendre, maitriser et utiliser leurs corps, et avoir tous les concepts autour de la sexualité pour vivre dans nos société », a-t-elle ajouté.

La Directrice de l’enseignement secondaire technique a, au nom de son ministre de tutelle, remercié les partenaires techniques et financiers, notamment l’UNFPA, Plan Togo et l’UNICEF, pour leur appui et pour leur engagement auprès du système éducatif au Togo.

Elle a indiqué que cet accompagnement contribuera à endiguer les problèmes de grossesses dans nos milieux. « Parce que une étude récente, a révélé que chaque année, on enregistre plus de 3000 cas de grossesses. Et si nous arrivons à intégrer ces modules dans les curricula de formation, nous allons combattre ce fléau qui freine le développement de la jeunesse togolaise ». 

La Chargé de programme santé de la reproduction adolescents et jeunes à l’UNFPA Jeanne APELI, a pour sa part indiqué que dans leur mandat, la mission de l’UNFPA est de faire en sorte que grossesse soit désirée, chaque accouchement soit sans danger et le potentiel des jeunes accompli.

« Un jeune qui tombe enceinte sur les tables de l’école, souvent cette grossesse n’est pas désiré. A l’accouchement, il y a des complications et l’avenir de ce jeune est brisé. Et donc, ça se retrouve très bien dans notre mandat », a-t-elle précisé.

Elle a fait savoir que partout dans le monde, il est prouvé que si on fait une éducation à la sexualité, bien et structurée dans le programme de l’éducation, ça permet aux jeunes d’avoir beaucoup de connaissances et de pouvoir savoir comment se comporter dans la vie.

 Mensah ASSOGBAGUE

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