L’APSFD TOGO outille les administrateurs et les élus des SFD sur la gouvernance, les états financiers et les ratios prudentiels à Kpalimé

0

@Togo24 – (Kpalimé, le 28 août 2019)) – Des administrateurs et élus, les directeurs généraux, les directeurs centraux, les directeurs des ressources humaines et les professionnels de la microfinance venus de toutes les régions du Togo ont entamé ce mardi à Kpalimé (environ 120 km,  au nord de Lomé), trois jours de formation sur la gouvernance, les états financiers et les ratios prudentiels, a constaté un journaliste de l’Agence de Presse Togo24. 

Initiée par l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Togo (APSFD TOGO), cette formation vise essentiellement à outiller les administrateurs et élus des SFD afin de leur permettre de Maîtriser les contours de la gouvernance à travers les prescriptions de la loi  et de connaître les différents états financiers et les exigences réglementaires qui entourent leur production. 

Elle leur permettra également de connaître les soldes intermédiaires de gestion les plus pertinents, leur analyse sommaire et leur interprétation ainsi que les ratios prudentiels les plus pertinents, leur analyse sommaire et leur interprétation. 

Animée par Mme D’ALMEIDA Gerda (Chef Service Microfinance et Système Financier Décentralisé BCEAO TOGO), cette formation porte sur des modules tels que : ‘’Généralité sur la gouvernance et stratégie des SFD’’, ‘’Gouvernance (bénévolat et évolution du profil de l’administrateur’’,  et ‘’Inclusion financière et nouveaux instrument de la gouvernance des SFD’’. 

« L’intérêt pour l’APSFD TOGO, c’est de partager avec les administrateurs et les élus des institutions de microfinances, tous les instruments qui ont été mis en route par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), pour sécuriser le secteur de la microfinance », a souligné le Directeur de l’APSFD TOGO Ange Kossivi Kétor.  

« Il y a le fonds de garantie des dépôts qui est mis en place pour sauvegarder les intérêts des populations en cas de faillite des institutions. Quand une institution de microfiance ferme sa porte, la loi prévoit que l’épargne de la personne soit servie après la fermeture de l’institution : Et c’est le fonds de garantie. Les institutions sont obligées de cotiser à ce fonds de garantie pour sauvegarder les intérêts des épargnants en cas de faillite », a-t-il expliqué. 

« Il y a le Bureau d’information sur le crédit qui est une initiative de la BCEAO, qui vise à collecter des informations chez les clients, de façon que devant un client, on sache déjà qui, il est. Est-ce qu’il paie ses facteurs d’électricité et d’eau ?, est ce qu’il est en règle avec les institutions de microfinance ?, est ce qu’il n’a pas un crédit dans une institution ? Donc, les institutions sont obligées d’adhérer au bureau d’information sur le crédit, qui est un dispositif d’information sur le client », a ajouté M. KETOR. 

 

Ange KETOR (Directeur APSFD TOGO)

« Il y a le projet d’interopérabilité des systèmes : d’une institution à l’autre, on peut accéder à des informations sur le client et sur toutes ces opérations. Donc, les élus, c’est ceux qui ont la charge de la stratégie de l’institution. C’est important qu’on partage ces instruments avec ces élus-là, qui vont restituer l’information dans les structures », a –t-il poursuivi.  

« Il y a la question de la loi en général, où on veut revenir sur c’est quoi un élu ?, quel est son rôle et responsabilités ? Comment les élus peuvent exploiter les états financiers ? L’élu n’est pas un gestionnaire, ce n’est pas quelqu’un qui a fait les études supérieure en finance ou en gestion. Mais, il peut utiliser les instruments comme le bilan, le compte de résultat, pour voir si l’institution est bien géré », a souligné le directeur de l’APSFD TOGO.  

La loi prévoit selon ce dernier, que les dépenses effectuées par l’administrateur lors d’une réunion, lui soient restituées. 

« Est-ce que une institution qui a 200 millions de dépôt, doit être traitée comme une institution qui a 200 milliards de dépôt ? Est-ce que les administrateurs de ces deux institutions doivent être traités de la même façon ? Donc, voilà la question du bénévolat, qui a été copié du Canada. Mais, nos institutions évoluent avec une évolution du profil de celui qui est administrateur », a-t-il précisé. 

L’administrateur au début, selon M. KETOR, était le catéchiste ou l’enseignant du coin, mais aujourd’hui, on exige que l’administrateur ait un BAC+5 en finance. 

« Quelqu’un qui a un BAC+5 en finance, et qui déjà travaillé dans une banque ou institution, qu’on prend comme administrateur, il ne peut pas accepter qu’on lui donne 2000F pour frais de déplacement pour 3 heures de temps qu’il passe dans une réunion. Nous parlerons du bénévolat, la loi ne prévoit pas de salaire pour l’administrateur, la loi dit on rembourse juste les frais. Nous verrons comment on peut l’habiller pour ne pas tomber sous le coup de la loi », a conclu Ange KETOR.

 

Mensah ASSOGBAGUE

Togo24, le pari du professionnalisme

Info Contact : +228 90724740  // 99313108

E-mail : info@togo24.net

Site Web : www.togo24.net 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Traduire »