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Nigeria: raids aériens de l’armée contre les « bandits » du nord-ouest.

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©Togo24 – (Kpalimé, le 26 mai 2020) – L’armée nigériane a mené une vague de raids aériens contre des groupes armés qui terrorisent le nord-ouest du pays, ont rapporté lundi des sources locales et l’armée, qui assure avoir tué des centaines de « bandits ». Des résidents des Etats de Katsina et Zamfara ont rapporté à l’AFP des bombardements menés par des avions militaires de l’armée nigériane au cours de ces derniers jours, visant les camps de ces groupes armés, communément appelés « bandits » dans cette région du Nigeria.

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 L’armée a déclaré avoir tué plus de 300 d’entre eux depuis jeudi dans les bombardements, mais l’AFP n’a pas pu vérifier ces chiffres de manière indépendante, et les chiffres avancés par les autorités sont souvent surestimés. Dans un communiqué publié dimanche, l’armée a affirmé avoir « neutralisé près de 200 bandits armés lors de plusieurs frappes aériennes » dans les camps des forêts de Jibia et de Zurmi.

Dans une autre déclaration publiée samedi, l’armée avait indiqué avoir mené une série de raids similaires depuis jeudi, tuant « pas moins de 135 bandits armés ». Des chefs traditionnels locaux ont confirmé à l’AFP que des raids aériens ont lieu depuis ces derniers jours, mais n’ont pas pu confirmer le nombre de victimes.

« Il y a eu des bombardements par l’armée de l’air nigériane sur des camps de bandits », a expliqué à l’AFP Sani Alu, qui vit dans le village de Gurmi à Zurmi.

« Nous avons vu des jets voler au-dessus de la forêt où ils sont basés », a confirmé Abubakar Dan-Malam, un habitant de Birnin Magaji, soulignant que certains de ces bandits avaient été aperçus en train de fuir à moto.

Le nord-ouest du Nigeria est le foyer depuis de nombreuses années de groupes criminels qui terrorisent les populations, commettent des attaques contre les civils pour voler le bétail ou les terres, et mènent des kidnappings contre rançons. Ces violences ont causé la mort de quelque 8.000 personnes depuis 2011 et ont déplacé plus de 200.000 civils, selon les estimations des chercheurs d’International Crisis Group (ICG).

Ces groupes n’agissaient jusqu’à présent sous aucune influence idéologique, mais ICG s’est récemment inquiété de voir le nord-ouest du Nigeria devenir un « pont » entre les différents mouvements jihadistes du Sahel et de la région du lac Tchad. Les autorités nigérianes ont lancé des opérations militaires et dans certains Etats, les autorités ont tenté de mener des pourparlers de paix entre les civils organisés en milices d’auto-défense et les bandits, mais jusqu’à présent, aucune stratégie n’a réussi à la spirale des violences.

 

Source : AFP

 

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