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Mort mystérieuse d’un haut gradé : le Togo sollicite « l’expertise » de la France

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©Togo24 – (Lomé, le 13 juillet 2020) – Le Togo a sollicité « l’expertise » de la justice française dans l’enquête ouverte en mai sur la mort mystérieuse d’un haut gradé de l’armée, au lendemain de l’investiture du président Faure Gnassingbé, a indiqué lundi à l’AFP lundi le ministre de la Sécurité.

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Le lieutenant-colonel Bitala Madjoulba, commandant du 1er Bataillon d’intervention Rapide (BIR), avait été retrouvé mort dans son bureau le matin du 4 mai.

« Le Togo a demandé, dans le cadre de l’entraide pénale internationale, des expertises à la justice française », a déclaré le ministre, le général Yark Damehame.

« La commission d’enquête a envoyé en France, des balles issues des tirs de comparaison et leurs étuis », a précisé le ministre, qui dirige la commission d’enquête mise en place par les autorités sur ce dossier.

Une balle a été extraite du corps de la victime lors de l’autopsie, avait déclaré en mai le procureur de la République, Essolissam Poyodi.

Aucune réaction officielle à ce décès n’a été publiée à ce jour. Le successeur du défunt, le lieutenant-colonel Tchangani Atafaï, a pris ses fonctions peu après.

Des habitants de Siou, village natal de la victime à plus de 500 km au nord de Lomé, ont manifesté à plusieurs reprises, pour exiger « toute la lumière » sur sa mort. Nommé à la tête du 1er BIR en 2014, le lieutenant-colonel Madjoulba avait fait l’Ecole de guerre du Cameroun, l’Ecole nationale des officiers du Sénégal et dirigé plusieurs contingents onusiens.

Des médias locaux ont évoqué la piste d’un « règlement de comptes » au sein de l’armée et plusieurs leaders de l’opposition ont dénoncé le silence des autorités, réclamant une enquête « indépendante » et « impartiale ».

La veille de sa mort, Faure Gnassingbé était investi pour un quatrième mandat de cinq ans à la tête de ce pays d’Afrique de l’Ouest qu’il dirige depuis 2005, à la suite du décès de son père, le général Eyadéma. Il a été réélu le 22 février avec plus de 70% des voix selon les résultats officiels, contestés par l’opposition.

 

 

Source : AFP

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