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Togo – Covid 19 : des gestionnaires des SFD outillés sur comment promouvoir la qualité du portefeuille à Kpalimé.

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©Togo24 – (Kpalimé, le 29 septembre 2020) – Des gestionnaires de portefeuille des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) et des agents de crédits et d’épargnes venus de toutes les préfectures du Togo ont bouclé vendredi dernier à Kpalimé (environ 120 km au nord de Lomé), trois jours de formation sur le thème : « comment promouvoir la qualité du portefeuille pour assurer la résilience des SFD dans cette période de crise sanitaire liée à la Covid-19 ».

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Cette formation a été initiée par l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Togo (APSFD-TOGO).

Pour Ange Kossivi KETOR (Directeur Exécutif de l’APSFD TOGO), il est question de revoir les fondamentaux en matière d’analyse de risques et le risque en face, est la pandémie à Coronavirus, qui a ralentie les activités.

Il a indiqué que dans la foulé, la BECEA0 a sorti un avis pour concéder des reports d’échéances aux clients.

‘’Quels sont les effets de ces reports-là, sur la qualité du portefeuille du moment où les gens ont la possibilité de demander que les échéances soient repoussées ? Et si les échéances sont repoussées, ça veut dire que certains clients ne paieront pas aux institutions de microfinances. Quelle sera l’effet sur le portefeuille de crédit ? C’est ce que nous sommes venus étudiés pendant les trois jours, du 23 au 25 septembre dernier à Kpalimé’’, a expliqué M. KETOR.  

‘’Nous sommes en période de la pandémie à Coronavirus et il faut renforcer les capacités de ceux-là qui font l’activité fondamentale, et principale des institutions de microfinances, qui est le crédit’’, a-t-il précisé.

Le Directeur Exécutif de l’APSFD-TOGO a fait savoir qu’avant l’apparition de la Covid-19, le Portefeuille à Risque était autour de 8 à 9% et aujourd’hui, il est au-delà de 25% et à 30% par endroit.

Il a relevé les impacts que la Covid-19 a eu sur la microfinance. Selon lui, le portefeuille à risque était déjà dégradé en début d’année et avec la pandémie, il y a eu ralentissement d’activité d’abord, ensuite il y a report d’échéance.

‘’Vous devez de l’argent à une institution le 20 septembre, si vous êtes véritablement affecté par la pandémie, la loi vous autorise à demander que l’échéance soit reportée du 20 septembre à trois mois plus tard’’.

‘’C’est – à – dire que vous ne payez plus le 20 septembre, vous ne payez pas en octobre, novembre, mais vous allez payer le 20 décembre. Mais il faudrait aussi que votre activité soit affectée par la Covid-19’’, a ajouté M. KETOR.

Il a attiré l’attention des clients des SFD que ce n’est pas tout le monde qui est éligible au report d’échéance.

Le Directeur Exécutif de l’APSFD TOGO, a exhorté les clients des microfinances, dont leur activité a été affectée, à faire une demande dans leur institution, qui l’étudie et dès que c’est bon, elle vous accorde les trois mois de report d’échéance, reconductible une fois.

‘’Environ 4000 clients ont déjà bénéficié de ce report. Démarrée le 27 avril dernier, cette opération de report d’échéance prendra fin le 27 octobre prochain’’, a-t-il souligné.

Il est revenu sur les impacts que la Covid-19 a eu sur le secteur de la microfinance au Togo. Selon lui, ils sont entrain de négocier un financement au PNUD pour faire une étude d’impact, comme l’a fait le Sénégal et surement les autres pays de l’UEMOA feront également leur étude d’impact.

‘’Avant cette étude d’impact, nous sentons déjà les effets, puisque nous collectons les informations chaque mois. Nous avons senti en fin mars que l’épargne a baissé. Entre fin mars et juin, nous avons senti une baisse de 7 milliards FCFA de dépôt. Mais après juin, la situation a commencé par se normaliser. C’est la même chose pour le crédit qui a ralenti de 40% sur la même période, mais qui, progressivement, s’est normalisé’’, a rassuré M. KETOR.

’’On était autour de 9% pour la qualité du portefeuille, mais ça creusé véritablement jusqu’à 30% par endroit. Et là, le portefeuille est à 90 jours. Si on voulait affiner l’analyse, on pouvait prendre le portefeuille à 1 jour, et si on le prend à 1 jour, c’est dangereux. Vous verrez que tout le portefeuille de certaines institutions de microfinances serait dans le creux autour de 60 à 70%’, a-t-il relevé.

‘’Alors que dans la foulée, l’avis de la Banque centrale demande qu’on concède des demandes de report d’échéance à ceux qui sont affectés. Ceux qui sont affectés, sont ceux qui avaient déjà commandé des marchandises en Chine en novembre et qui ne l’ont pas réceptionné et naturellement qui devraient payer aux institutions’’, a-t-il poursuivi.

‘’Sur toutes les grandeurs caractéristiques, on a senti l’effet de la pandémie, mais ces données ne sont pas scientifiques, c’est une analyse que j’ai faite. Mais, on va aller dans une étude d’impacts où tous les effets que la pandémie a eu sur la microfinance seront révéler’’, a fait savoir Ange KETOR.

Le Directeur Exécutif de l’APSFD TOGO a fait savoir que le secteur de la microfinance au Togo dans cette période de crise sanitaire liée à la covid-19, a des soucis au niveau des crédits.  Mais, un travail se fait pour revoir les façons de gérer les choses.

‘’il faut redéfinir la cartographie des activités et de nos habitudes. Il ne faut plus faire les choses comme avant, le recouvrement, le crédit et le marketing. Il faut aller à la rencontre du client, voire les problèmes auxquels il est confronté, et structuré le crédit avec lui’’, a-t-il souhaité.

Il y a des clients qui ne savent pas qu’ils peuvent bénéficier d’un report d’échéance. Il faut aller à sa rencontre avec un formulaire, et l’aider à le remplir et venir traiter le formulaire.

 

 

Mensah ASSOGBAGUE

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