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Massacre de Solhan: le Burkina promet une riposte

©Togo24 – (Lomé, le 8 juin 2021) – Le gouvernement burkinabè a promis mardi que le massacre d’entre 132 et 160 personnes ce weekend dans le Nord du pays, attaque la plus meurtrière au Burkina Faso depuis le début des violences jihadistes en 2015, « ne restera pas impunie ».

Dans la nuit de vendredi à samedi, des hommes armés, soupçonnés d’être des jihadistes, ont attaqué le village de Solhan, dans la province du Yagha (région du Sahel), tuant 132 personnes selon le gouvernement, tandis que des sources locales évoquent un bilan de 160 morts.

« Cette incursion meurtrière (…) ne restera pas impunie », a assuré le Premier ministre burkinabè, Christophe Dabiré, après une rencontre avec les populations de Solhan, réfugiées à Sebba, le chef-lieu de la province du Yagha, où il s’est rendu en hélicoptère avec cinq membres du gouvernement.

Le Burkina Faso, pays sahélien pauvre frontalier du Mali et du Niger, est confronté depuis six ans à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières. Les forces de sécurité peinent à enrayer la spirale de violences jihadistes qui ont fait depuis 2015 plus de 1.400 morts et déplacé plus d’un million de personnes.

« L’espoir est permis parce que nous allons nous réorganiser pour pouvoir apporter la réponse appropriée à la situation », a assuré M. Dabiré, avant de visiter le lieu du drame.

« Nous avons pris des dispositions sécuritaires et aujourd’hui cette partie du territoire est occupée par un certain nombre de forces qui sont en train de faire un ratissage », a-t-il ajouté.

Lundi, le gouverneur de la région du Sahel, le colonel Salfo Kaboré a interdit « jusqu’à nouvel ordre » la circulation des engins à deux et trois roues – souvent utilisés par les jihadistes – dans cette zone.

Selon le gouvernement, ce sont « plus de 7.000 familles » qui ont fui la zone de la tuerie pour se réfugier à Sebba.

Depuis Genève, le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), Babar Baloch, a fait état de 3.300 déplacés, dont 2.000 enfants et plus de 500 femmes, « arrivées avec très peu ou aucune possession » et « généreusement accueillies » dans des familles.

« Le désir de ces personnes c’est que la sécurité revienne à Solhan afin qu’elles puissent regagner leurs domiciles », a souligné de son côté le ministre burkinabè de la Communication, Ousséni Tamboura, qui accompagnait sur place le Premier ministre.

 

Source : AFP           

 

 

 

 

 

 

 

 

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