ACTUALITES AFRIQUE

Burkina : dix morts, dont sept supplétifs de l’armée, dans une attaque (sources sécurité, locales)    

©Togo24 – (Lomé, le 12 juillet 2021) – Au moins dix personnes, dont sept supplétifs de l’armée, ont été tuées dimanche lors d’une attaque dans le nord du Burkina Faso, ont indiqué lundi à l’AFP des sources des services de sécurité et locales.

« Des individus armés non identifiés ont attaqué hier (dimanche) le village de Niha-Mossi, ciblant particulièrement les VDP », de cette localité de la commune rurale de Pensa, située dans la province du Sanmatenga (région du Centre-Nord), a déclaré une source de sécurité.

« Le bilan de l’attaque est de sept VDP (Volontaires pour la défense de la patrie, supplétifs civils de l’armée) et trois civils tués », selon cette source qui a également évoqué « d’important dégâts matériels ».

Un responsable local des VDP a confirmé l’information en précisant que « les concessions (propriétés) des villageois et le marché ont été incendiés, occasionnant un mouvement de fuite des habitants vers Pensa ».

« Des opérations de ratissage sont en cours avec le soutien des volontaires des autres localités et des forces de défense et de sécurité », a-t-il affirmé.

Créés en décembre 2019, les VDP sont des supplétifs civils qui interviennent aux côtés des forces armées pour des missions de surveillance, d’information et de protection après une formation militaire de 14 jours.Ils font également office de pisteurs et combattent souvent avec l’armée, au prix de lourdes pertes, avec plus de 200 morts dans leurs rangs depuis 2020, selon un décompte de l’AFP.

Le Burkina Faso, particulièrement les régions du Nord et de l’Est, est confronté depuis 2015 à des attaques jihadistes qui ont fait plus de 1.500 morts et contraint près de 1,5 million de personnes à fuir leur foyer.

Vendredi et samedi, le président Roch Marc Christian Kaboré, qui assure également les fonctions de ministre de la Défense, a échangé avec le personnel d’une armée mal formée et sous-équipée, en vue de trouver les moyens d’améliorer la lutte contre les groupes jihadistes liés à l’Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda.

Depuis l’attaque début juin du village de Solhan (Nord-Est), la plus meurtrière depuis six ans et qui a fait de 132 à 160 morts selon les sources, les manifestations de colère d’une population excédée se multiplient au Burkina. La dernière a eu lieu samedi dans la ville de Dori (Nord) où plusieurs centaines de femmes ont manifesté pour dénoncer l’insécurité et les violences jihadistes qui minent leur vie quotidienne.

 

Source : AFP

 

 

 

 

Related posts

Togo – Boîte à outils d’orientation professionnelle : Les différents acteurs impliqués outillés à Kpalimé

Togo 24

Togo :Une ambulance médicalisée réceptionnée par la population d’Anonoé

Togo 24

Déby, maître du Tchad et allié stratégique de l’occident dans la lutte contre les Jihadistes

Togo 24

1 comment

APATI Lolonyo 12 juillet 2021 at 18h40

Tous ceux se passent au Sahel de l Afrique ne sont plus affaire des cinq pays il faut la participation des doyens expérimentés pour les appuyer comme chef d État Africains.
Moi je vois pas quelle élections qui n est pas libre et transparent au TOGO avant de demander à ce que celle du 27 février 2022 soit libre d ailleurs c est pourquoi je préfère une CNI technique avec cela aussi ily aura toujours contestation l opposition Togolais n existe que de nom.
Nous saluons le Maire BOSSIADE de WAWA2 pour le coup à 0 le numérique à sa population.Seul inconvénient est l arrive d autres participants.
Le conseil du 24 mars 2021 la promesse du chef de l’État Togolais a été vérifiée avec la prise en charge la culture du coton par la société OLAM.

Reply

Leave a Comment

Translate »