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Mali : des officiers « retenus » plusieurs heures par leurs troupes après une embuscade meurtrière

©Togo24 – (Lomé, le 21 août 2021) – Plusieurs hauts gradés de l’armée malienne ont été « retenus » samedi pendant plusieurs heures par leurs troupes, à Boni (centre), après une embuscade meurtrière attribuée aux jihadistes, a-t-on appris de sources militaires et sécuritaires.

« Un hélicoptère a atterri à Boni avec les chefs qui sont venus nous voir. Nous avons retenu ces chefs et laissé partir l’hélicoptère. Nous allons prendre la route avec eux vers Sévaré pour qu’ils puissent se rendre compte eux-mêmes des problèmes de sécurité que nous avons », avait déclaré à l’AFP un des soldats ayant requis l’anonymat.

Les officiers retenus étaient « des hauts gradés de la gendarmerie et de l’armée », a ajouté ce soldat, se présentant comme « en colère contre la hiérarchie ».

Au bout de quelques heures, la situation s’est apaisée. ‘’Nous avons trouvé un compromis, un terrain d’entente. Les hauts gradés qui étaient retenus ici à Boni ne le sont plus », a témoigné ce même soldat.

Une source sécuritaire malienne a confirmé à l’AFP que des « hauts gradés » de l’armée, arrivés par hélicoptère pour rendre visite aux militaires en poste à Boni, avaient été « effectivement retenus par les troupes qui veulent leur montrer les réalités du terrain ».

« La situation s’est débloquée. L’hélicoptère attend que la météo soit bonne pour aller chercher les hauts gradés », a précisé cette source quelques heures plus tard.

Selon un élu de la localité, des discussions ont eu lieu « pour que les hauts gradés soient totalement libres de leurs mouvements, et que le calme revienne au sein des troupes ».

Le Mali est actuellement dirigé par un militaire, le colonel Assimi Goïta, nouvel homme fort du pays après le coup d’Etat qui a renversé il y a un an, le 18 août 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta, sur fond de manifestations contre la corruption et l’impuissance de l’Etat face à l’insécurité.

Une embuscade jeudi déclenchée par l’explosion d’une voiture piégée, suivie de « tirs intenses », a fait 17 morts parmi les militaires maliens, ainsi que 42 blessés et un disparu, selon un nouveau bilan samedi de source sécuritaire. Les « terroristes », comme les autorités maliennes désignent les combattants jihadistes, se sont emparés de dix véhicules militaires, pour la plupart équipés de mitrailleuses et de lance-grenades, a ajouté cette source. Le précédent bilan de l’armée malienne faisait état de 15 tués.

Les militaires maliens étaient partis de Boni en direction de Douentza, dans la région de Mopti (centre), dans un secteur composé d’une zone de forêts clairsemées et de brousses surplombées d’un massif rocheux où sont implantés des éléments jihadistes liés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique. Les attaques contre les forces maliennes y sont régulières et meurtrières.

Dix soldats maliens avaient ainsi été tués en février dans l’attaque du poste de Boni.Depuis 2012 et le déclenchement de rébellions indépendantiste et jihadiste dans le Nord, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, malgré le soutien de la communauté internationale et l’intervention de forces de l’ONU, africaines et françaises.

 

Source : AFP

 

 

Pendant des années, Jos a été le théâtre de violences non seulement pour les ressources (eau, terres…), mais aussi ethniques et religieuses, opposant jeunes chrétiens et musulmans. En septembre 2001, des affrontements avaient ainsi fait plus de 900 morts, selon l’ONG Human Rights Watch. En novembre 2008, au lendemain d’élections générales, des tueries avaient fait 761 morts. En janvier 2010 à nouveau, plus de 300 personnes avaient été tuées.

Si le gouverneur a estimé que l’attaque de samedi « ne devrait pas revêtir de coloration ethnique ou religieuse », la présidence l’a décrite comme une « attaque préparée » ciblant des voyageurs sur la base de leurs « convictions religieuses », et « non une embuscade opportuniste ». « Ces attaques contre les citoyens de notre pays sont inacceptables, odieuses et en totale contradiction avec les enseignements des grandes religions de notre nation », a ajouté la présidence.

Ces tensions dans le centre du Nigeria ne représentent qu’un des nombreux défis sécuritaires auxquels est confronté le pays le plus peuplé d’Afrique. Les forces de sécurité luttent par ailleurs depuis 12 ans contre une insurrection djihadiste dans le nord-est du pays, contre des gangs de kidnappeurs dans le nord-ouest et des velléités séparatistes dans le sud-est.

Source : AFP

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