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Togo – Journalistes incarcérés : Le Procureur de la République se prononce

©Togo24 – (Lomé, le 16 décembre 2021) – Talaka Mawama (Procureur de la République) est monté au créneau mercredi soir, dans l’affaire des deux journalistes incarcérés depuis vendredi, suite à des propos tenus lors d’une émission sur YouTube.

Selon lui, Ferdinand Ayité (directeur de publication du bihebdomadaire l’Alternative) et de Joël Egah (directeur de publication de l’hebdomadaire Fraternité) sont poursuivis pour «outrage envers les représentants de l’autorité publique et diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler la paix publique, au sens des articles 490 alinéa 1, 491 alinéa 1, 492 alinéa 1 et 497 du nouveau code pénal.

Les propos sont tenus lors de cette émission animée sur le réseau social YouTube, un « moyen de communication exclu du champ d’action du code de la presse », a-t-il expliqué.

« Les réseaux sociaux sont soumis aux dispositions du droit commun », a souligné le Procureur.

« La poursuite de ces journalistes sur la base du droit commun en l’occurrence le code pénal se justifie par le fait que la faits incriminés ont été commis par le canal d’un réseau social, moyen de communication expressément exclus du champ d’application de la loi N°2020 001 du 07 janvier 2020 relative au code de la presse et de la communication en République togolaise », a-t-il martelé.

Isidore Kouwonou, rédacteur en chef du journal L’Alternative, qui a également participé à l’émission, est placé sous contrôle judiciaire.

Tous les trois journalistes, a précisé le procureur, ont été inculpés par le juge d’instruction des chefs d’accusation dénoncés plus haut et, actuellement « l’information se poursuit dans le strict respect des dispositions du code de procédures pénales ».

« Il y a lieu tout de même de relever que toutes ces personnes, depuis la phase de l’enquête de police, ont constitué avocat qui les assiste. Et elles ont été inculpées en présence de leurs avocats et elles font l’objet d’actes d’instruction, toujours en présence de leurs avocats », a ajouté Talaka Mawama.

Notons que l’incarcération des deux journalistes a provoqué ces derniers jours, une vague de réactions d’organisations professionnelles des journalistes, d’organisations de défenses des droits de l’homme et de partis politiques de l’opposition, qui exigent leur libération.

Les Évêques du Togo ont également plaidé ce mercredi en faveur de la libération de Ferdinand Ayité et de Joël Egah. FIN

 

Source : Savoir News

 

 

                               

 

 

 

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1 comment

APATI -BASSAH Lolonyo Basile 16 décembre 2021 at 13h44

Au TOGO la liberté de presse et d expression deviennent une arme . Qui dira dans ce pays diffamation n est pas source de morts si jamais on disait l évêque Alowonou Komla dragait une fille à l église il fait quoi merci à Dieu a cette personne nul ‘ est au dessus de la loi il faut des fois punir pour éviter aux d autres d emboîter les mêmes erreurs.
Pour le pasteur EDOH Komi f MMLK aider au Mali c’est bon comme pays de la CEDEAO mais je serai à sa place commencer par les veuves et orphelins des 10 compatriotes morts au front au Mali.de toutes façons chacun avec sa vision.

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