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Togo : ‘’Le 8 mars, est-elle la journée du pagne ou celle des droits de la femme ?’’, Mme SOSSOU Séfako Amè Valérie, Maire Adjointe-Commune Golfe 2

©Togo24 – (Lomé, le 24 février 2022) – Le 8 mars 2022, sera célébrée, comme depuis 1909, la Journée Internationale des Droits des Femmes. Le 8 mars est une journée internationale mettant en avant, la lutte pour les droits des femmes et notamment, pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société et de revendiquer plus d’égalité en droits. Traditionnellement, les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la condition féminine, fêter les victoires et les avancées.

Malgré les efforts et les multiples actions menées le gouvernement et les organisations de la société civile, à travers des sensibilisations, des ateliers de renforcement de capacités, les médias, pour promouvoir les droits femmes, force est de constater que certaines couches sociales de la population togolaise (des femmes)  sont jusqu’à nos jours, confrontées aux problèmes de désinformation, de la sous information, de l’ignorance et aux autres obstacles à l’ouverture d’esprit.

Ces femmes ont transformé le 8 mars, en une journée de la femme ou journée de la fête des femmes.

A quelques  jours de la célébration de cette Journée Internationale des Droits des Femmes, Mme SOSSOU Séfako Amè Valérie, Maire-Adjointe de la Commune du Golfe 2, est monté au créneau pour alerter l’opinion nationale et internationale et dénoncer ce fait.

Pour elle, ‘’le 08 mars est un jour important pour nous, parce que beaucoup de personnes dans le monde ont donné de leur vie et de temps, pour revendiquer les droits des femmes’’.

’Et ce serait dommage, que pour nous, qui vivons dans des sociétés où les droits ne sont pas respectés, nous passions notre temps à festoyer’’, a-t-elle regretté.

‘’Le 8 mars, la tendance est au port du pagne. De quoi se demander si le 8 mars est la journée du pagne ou celle des droits de la femme’’, s’interroge –t-elle ?

Selon elle, ce n’est même pas un jour où on dit bonne fête. ‘’Non ! C’est une journée internationale des droits des femmes. Il n’y a pas des fleurs, il n’y a pas de pagne, il n’y a pas de cadeaux’’, précise  la Maire-Adjointe de la Commune du Golfe 2.

‘’Voilà, on dit juste que nous voulons que nos droits soient respectés”, explique –t-elle.

Mme SOSSOU Séfako Amè Valérie a dressé un état des lieux de la situation des droits de la femme, avant de dénoncer les mauvaises campagnes faites autour.

‘’Au départ, les femmes ignoraient la journée du 8 mars. Mais grâce aux associations et mouvements internationaux et nationaux qui luttent pour les droits des femmes, certaines femmes ont commencé par prendre conscience de la journée dédiée à la revendication de leurs droits. La lutte et la sensibilisation continuent leur marche’’, a-t-elle indiqué.

‘’Ces dernières décennies, les actions se sont plus focalisées sur les femmes en milieu rural, pour leur permettre aussi, de prendre conscience de la journée dédiée à elles. On espérait une évolution de la prise de conscience des femmes à devenir de vrais leaders. Mais subitement, la prise de conscience a pris une allure d’incompréhension’’, a-t-elle constaté.

‘’C’est-à-dire que, la plus part des femmes ont mal compris les objectifs généraux de 8 mars, et ont commencé par transformer 8 mars, en une journée de la femme ou journée de la fête des femmes’’, explique-t-elle.

‘’Malgré les formations et informations, bref toutes les communications tendant à recadrer la célébration du 8 mars, force est de constater que le phénomène a pris une allure qui, si on ne sait pas faire, va nous faire perdre tous les avantages et résultats, de tant d’années de combat, pour restaurer l’égalité des droits entre les femmes et les hommes ou la prise en compte du genre’’, averti Mme SOSSOU.

Derrière les pagnes, souligne –t-elle,  ‘’se cachent des inquiétudes qui vont de la dangereuse déresponsabilisation des hommes au niveau micro jusqu’à ces menaces de recul au niveau macro’’.

‘’Nous sommes 27 années après la conférence de Pékin et l’idée d’une 5ème  Conférence mondiale sur les droits des femmes a été vite abandonnée. Le danger de l’ouverture des négociations sur la base de la Plateforme de Pékin étant immense : des avancées par rapport à Pékin sont hors de portée au vu de la conjoncture actuelle et dans ces jeux d’acteurs, où les voix progressistes n’ont pas le dessus. L’influence des membres réfractaires pesant sur son positionnement sur la scène internationale’’, a laissé entendre l’élue locale.

‘’La question des droits des femmes est certes évoquée très fréquemment, mais son instrumentalisation – de tous bords, à des fins diverses et variées – est légendaire’’, a-t-elle fait savoir.

‘’Dans les couloirs et derrières les coulisses, s’impose l’évidence qu’une ouverture de la « boite de pandore », de nouvelles négociations sur l’égalité des femmes et la « justice de genre » serait trop dangereuse, car le consensus d’aujourd’hui risque de se situer en-deçà des acquis de la Plateforme de Pékin’’,  alerte Mme SOSSOU.

Rappelons que c’est finalement en 1977 que les Nations unies ont officialisé la journée, invitant tous les pays de la planète à célébrer une journée en faveur des droits des femmes. La ‘’Journée internationale des femmes’’ fait ainsi partie des 87 journées internationales reconnues ou introduites par l’ONU.

 

Mensah ASSOGBAGUE

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1 comment

APATI -BASSAH Lolonyo 24 février 2022 at 16h38

Tout d’abord je pense que chacun a sa façon de de comprendre comme Ma dame SOSSOU Valérie adjointe du maire Golf 2 .Si la majorité sait que le 8 mars est fête des sur le plan national et international alors l essentiel est d avancer en priant que celles qui sont encore isolés comprennent par informations

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