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Kloto 3 : des femmes handicapées et des mères d’enfants handicapés du canton de Kuma, formées sur leurs droits, l’estime de soi et les compétences en gestion à Dovota        

©Togo24 – (Kpalimé, le 25 février 2022) – Une trentaine de femmes handicapées et des mères d’enfants handicapés du canton de Kuma (commune Kloto 3), ont été mieux outillées sur leurs droits, l’estime de soi et les compétences en gestion, lors d’un atelier de formation tenu le 24 février 2022 à Dovota (environ 150 km au Nord de Lomé), a constaté un journaliste de Togo 24.

Cette formation est initiée par l’Association pour la Promotion de la Femme Handicapée au Togo (APROFEHTO) en collaboration avec l’Union des Handicapés Physiques et des Personnes Valides pour le Développement Social (UHPPVDS).

Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Femmes Handicapées en Action pour l’Inclusion au Togo (FHAIT), avec l’appui technique de la CBM et l’appui financier du BMZ.

Ce projet compte faciliter l’insertion socioéconomique d’au moins 1221 femmes handicapées et mères d’enfants handicapés des préfectures de ZIO , Vo, Lacs, Yoto, Haho et Kloto à travers la méthodologie GEC et AVEC. Il est mis en œuvre dans la préfecture de Kloto par l’UHPPVDS.

Dovota (canton de Kuma), est la première étape d’une série de formations, qui conduira successivement du 24 février au 02 mars 2022, l’UHPPVDS à Apédomé (canton de Lavié), à Kpadapé (canton de Kpadapé), à Klomayondi (canton de Womé) et à Ahoundzo (canton de Tové).

Ces sessions de formations visent à renforcer les capacités de 150 femmes handicapées et des mères d’enfants handicapés, bénéficiaires de GEC (Groupement d’Epargne et de Crédit), dont 30 par Canton, sur leurs droits, l’estime de soi et les compétences en gestion et à la nécessité pour toutes, de participer pleinement au processus de développement de leurs localités.

De façon spécifique, ces activités visent à former les participantes sur les droits des femmes handicapées et mères d’enfants handicapés sur la nécessité pour chacune de comprendre que le handicap doit être l’affaire de toutes et tous et à avoir la confiance en soi et pouvoir réclamer leurs droits.

Elles visent également à montrer aux participantes, les possibilités qu’elles ont de participer à la vie professionnelle et de mener une vie économiquement autonome et de les outiller sur le mécanisme inclusif de la méthodologie GEC (Adakavi) qu’on peut adopter pour améliorer ses conditions de vie et à se prendre en charge par ses propres efforts.

La formation est assurée par deux consultants Emmanuel ADABRA et Serges ZOHOU, respectivement Directeur Exécutif et Conseiller Technique de la Plateforme des OSC de Kloto et a été faite en langue locale Ewe.

Le Directeur Exécutif de l’UHPPVDS, Yawo Dzikomado OCLOO, a indiqué que cette formation vise à responsabiliser les femmes handicapées et des mères d’enfants handicapés vis-à-vis de leurs autonomies.

Le Directeur Exécutif de l’UHPPVDS, Yawo Dzikomado OCLOO
Le Directeur Exécutif de l’UHPPVDS, Yawo Dzikomado OCLOO

‘’Les femmes handicapées et des mères d’enfants handicapés sont marginalisées, car elles ne sont pas considérées  et respectées au même titre que les autres, à cause du handicap de leur enfant ou de leur propre handicap. Or tout le monde est une personne handicapée potentielle. C’est un état de constatation qui leur permet de se rabattre sur elle-même et cela crée la pauvreté’’, a-t-il souligné.   

‘’Donc l’objectif du projet que nous mettons en œuvre est d’autonomiser les femmes handicapées et la formation permettra de les responsabiliser vis-à-vis de cette autonomie, de se considérer et de faire face elles-mêmes, à la défense de leurs droits, sachant qu’elles ont le même droit que les autres. La formation leur permettra également à la fin, d’exercer une activité génératrice de revenus pour pouvoir répondre à leurs besoins et se prendre en charge’’, a-t-il précisé.

Pour Emmanuel ADABRA (formateur), le but principal de cette formation est d’amener ces femmes à défendre leurs droits en public et à se donner une valeur.

‘’Dès fois, elles se voient comme des personnes handicapées qui ne peuvent rien faire. Or ce n’est pas le cas. Elles peuvent tout faire comme les autres personnes. Il s’agit de les amener à un changement de comportement et de mentalité. Le handicap n’est pas un obstacle pour l’évolution d’une personne’’, a-t-il expliqué.

L’impact de cette formation a-t-il souligné, c’est d’amener demain ces femmes qu’on respect leurs droits et pour qu’elles se donnent beaucoup plus d’importance dans la vie active et qu’elles participent également à la vie active, sans discrimination pour qu’il y ait l’égalité.

Soulignons que la formation a porté sur trois thématiques tels que : les femmes handicapées et des mères d’enfants handicapés droits, l’estime de soi et les compétences en gestion.

Ce vendredi 25 février, l’équipe de l’UPPVDS est à Lavié Apédomé pour la même formation. Le 28 février, elle sera à Kpadapé, le 1er mars à Klomayondi et boucler la série de formation le 2 mars 2022 à Tové Ahoundzo.

 

Mensah ASSOGBAGUE

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1 comment

APATI -BASSAH Lolonyo 25 février 2022 at 11h05

En premier lieu nous tenons à remercier le chef de l État Togolais son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBÉ qui cherche à mettre chaque couche sociales à sa place . Ensuite comme son veut avec l association de la promotion des femmes handicapés au TOGO après TOVE,AKPADAPE, c est le tour de KOUMA dans la commune 3 de 1221 femmes handicapés et les mères des enfants handicapés pour avoir 30 par canton sans tenir de la région maritime de même nous remercions les formateurs pour une idée de 150 femmes.
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