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Burkina: la Cédéao « inquiète » de la durée de la transition, mais « n’abandonnera pas » le pays

©Togo24 – (Lomé, le 18 mars 2022) – La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) s’est dite jeudi « un peu inquiète » de la durée de trois ans décidée pour la transition au Burkina Faso où l’armée a pris le pouvoir fin janvier, mais a assuré qu’elle « n’abandonnerait pas » le pays.

« La Cédéao est un peu inquiète de la durée de la transition. Mais les autorités ont expliqué les raisons derrière la décision de ces 36 mois », notamment « la situation sécuritaire » du pays, a déclaré la ministre des Affaires étrangères du Ghana, Shirley Ayorkor Botchwey, qui a conduit une délégation à Ouagadougou jeudi.

« La Cédéao demande que le gouvernement de transition fournisse une feuille de route claire de ses activités pour les prochains 36 mois », a-t-elle ajouté.

Cette délégation ministérielle a rencontré le nouveau président du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, porté au pouvoir par un coup d’Etat le 24 janvier. La Cédéao avait suspendu le Burkina Faso de ses instances à l’issue de ce putsch.

« Les problèmes qui frappent le Burkina Faso sont aussi nos problèmes (…) ce n’est pas en ces moments où le Burkina a des besoins que nous l’abandonnerons. Oui, le Burkina est suspendu de la Cédéao mais il est toujours un membre et nous continuerons de travailler ensemble pour ramener la normalité dans ce grand pays », a déclaré la ministre ghanéenne.

Dans le sillage du Mali et du Niger, le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des mouvements jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, qui ont fait plus de 2.000 morts dans le pays et contraint au moins 1,7 million de personnes à fuir leurs foyers.

La durée des transitions est au cœur des négociations entre les pays de la région touchés par les putschs et la Cédéao qui réclame qu’elles soient les plus courtes possible. Elle a jugé « inacceptable » celle pouvant aller jusqu’à cinq ans exigée par le Mali et ne cesse de réclamer un calendrier à la Guinée qui refuse de se voir imposer un quelconque délai.

La délégation a également rencontré jeudi le président renversé, Roch Marc Christian Kaboré, en résidence surveillée depuis le putsch et dont elle demande la libération.

« Nous avons eu une bonne discussion, il a bon moral », a affirmé Mme Botchwey.

 

Source : AFP

 

 

 

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1 comment

APATI -BASSAH Lolonyo 18 mars 2022 at 10h27

Premièrement je parfaitement d accord avec la CEDEAO pour cette bonne décision à travailler toujours ensemble avec la jeune ensuite avec une feuille très c est bon aussi je suggéré qu à chaque étape non respecté mérite un avertissement..
Ensuite la libération sans condition de l ex-président Mark ROCK KABORE .
Avant- projets de lois du 07/02/2022 relatives aux conditions des partis politiques au TOGO sont à saluer ce petit pays avec plus de 114 partis politiques c’est un peu trop il faut mettre fin à cela.
Conservant la troisième session ordinaire du 17/03/2022 portée sur deux projets de lois sur la navigation maritime voté unanimement par nos élus présidé par la présidente de l assemblée nationale Madame Yawoa Djigbodi TSEGAN en présence de trois ministres à l aucurance le ministre de tuteur TENGUE Kokou va améliorer beaucoup de choses à savoir l assurance de nos navires les pêcheurs même les marchandises. Cependant nous saluons cette rectification de modification de cette loi de 1966 et relâché en1988 . nous sommes en encore en avance sur d autres par les actes de sécurité maritime que prône le chef de l État Togolais son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBÉ contre la piraterie maritime

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